Réalisation par les élèves de CAP PHOTOGRAPHE
Lycée professionnel St-Etienne de Cahors

arts appliqués et culture artistique

en partenariat avec le musée henri-martin de la ville de Cahors.

durée : 5 min
technique : prise de vue image par image

Intervenante : Hélène Wertheim marionnettiste
Musique originale : Hervé Boiton

 

Contexte historique :

Les Polynésiens venant de l'ouest ont abordé Mangareva et les îles de Taravai, Akamaru, Aukena et Temoe vers 1275 ap.J.-C. Ces terres volcaniques, perdues au milieu du grand océan n'étaient alors couvertes que de roseaux. La légende raconte qu'un demi-siècle plus tard, les Mangaréviens virent arriver Tupa, un grand voyageur mythique, sur une pirogue double d'une grandeur prodigieuse. C'est lui qui aurait planté les cocotiers, les arbres à pain, koueriki, les plantes alimentaires et dressé les premiers marae en l'honneur de Tu, le plus doux de tous les dieux, fils de Tagaroa le Créateur et de Haumea.

Chaque année l'arbre à pain donne deux ou trois récoltes de fruits très nourrissants que l'on peut conserver et cuisiner de multiples façons. Avant 1834 et l'arrivée des trois premiers missionnaires catholiques, Laval, Carret et Murphy qui éradiquèrent en quelques mois la culture ancienne, l'apparition des premiers fruits de l'arbre à pain coïncidait avec la célébration de la fête du marae uai-kai au cours de laquelle on invoquait le dieu Tu pour s'assurer d'une récolte abondante.

Résumé du film d'animation :

Quelques jours avant le début de la fête, toute la population se rend en pirogue ou en radeau sur la grande île. Les femmes fabriquent des tapa pour le dieu, les chefs et les prêtres, les pêcheurs préparent leurs filets et capturent un grand nombre de tortues, les riches propriétaires offrent le ma, la nourriture destinée aux offrandes et aux participants. A l'aube du premier jour un taura fait retentir sa conque pour annoncer le début des cérémonies. Sur le marae Te Kekika fondé par Tupa, le grand taura, incarnation du dieu Tu, récite les textes sacrés pour réveiller les arbres à pain. Il est fait beaucoup d'offrandes de bananes et de fruits. Des taura-rakau sculptent les supports d'offrandes, les tambours et les statues. D'autres élèvent sur le marae la demeure sacrée du dieu Tu. Au soir du cinquième jour, le grand prêtre invoque le dieu de l'arbre à pain. Quand celui-ci sous sa forme d'oiseau tavake répond aux chants et aux offrandes, les fruits poussent en grand nombre et chacun reprend le chemin de son île.

contact : Sabine de Valon

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